Vol au-dessus des hautes mers

Vol au-dessus des hautes mers, 2011
Vidéo de 30 secondes en boucle
Bahàr MAJDZÀDEH
Vol au-dessus des hautes mers

On peut définir une frontière comme étant une ligne tracée sur la carte du monde afin de délimiter précisément les limites d’un pays. Elle est le principal élément de séparation entre les pays. Elle peut être terrestre, maritime ou aérienne et la question est de savoir ce qui constitue l’identité de la frontière dans le monde moderne. Les progrès de l’aéronautique ont ajouté une nouvelle forme de frontière, en effet la possibilité de voler a créé le besoin de délimiter des espaces aériens. La généralisation de la notion de gouvernement et d’État a eu pour conséquence de matérialiser et parfois d’imposer des différences entre les hommes même si depuis le début de la civilisation des frontières sont apparues en raisons des différences linguistiques, culturelles, ethniques. Les éléments naturels comme les montagnes, les rivières ou les mers ont également aidé à la délimitation de ces frontières. Sur cette planète rayée seules les zones libres internationales comme les océans n’appartiennent selon le droit international à aucun pays et ils constituent l’héritage commun de l’humanité. La vidéo «vol au-dessus des hautes mers» a été prise au-dessus des hautes mers internationales et pose la question de savoir si la Planète Terre dans son ensemble pourrait aussi avoir le même statut que les océans.

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Déplacement, 2011

Bahàr MAJDZÀDEH
Les deux œuvres présentées ci-dessus appartiennent au même ensemble et se complètent. A l’aide de deux textes d’accompagnement, cette vidéo et cette bande sonore tentent d’établir un rapport entre les principes du droit international et la notion de territoire. L’étude de ce rapport mène à un débat fondamental sur la construction de la société. Le type de regard que porte l’artiste sur ce sujet est le fruit de ses spécificités et de ses expériences personnelles. Ces œuvres ne suffisent pas pour transmettre la réalité et le ressenti d’un événement, en revanche elles peuvent en donner une idée.

Déplacement, 2011
Bande sonore d’1 mn en boucle

La liberté de mouvement et l’immigration appartiennent aux droits propres à chaque être humain. L’homme s’est déplacé librement d’un point à l’autre du monde pendant des centaines de milliers d’années. L’immigration (déplacement avec changement d’environnement) dans son concept moderne est le déplacement de citoyens d’un pays vers d’autres pays dont ils ne sont pas citoyens. De nos jours aucun pays ne reconnait la liberté totale du déplacement transfrontalier. Conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme un citoyen ne peut être empêché de quitter son pays, mais rien n’est dit au sujet de la liberté d’entrer dans un pays dont on n’est pas citoyen. Aujourd’hui pour un simple déplacement ou un voyage de quelques jours, bon nombre d’habitants de notre planète ont besoin de documents officiels. Les déplacements transfrontaliers sans autorisation constituent une transgression des lois qui régissent l’immigration dans chaque pays. Très souvent les États prévoient des peines d’emprisonnement pour les immigrés illégaux. Dés que l’on prend sa valise et que l’on met les pieds de l’autre coté de la frontière, on entre dans un autre pays, dans un autre monde où l’on n’est pas reconnu en tant que citoyen. Pour les gens qui font ce voyage volontairement ou par obligation, les salons de transit, les contrôles de passeport, les frontières maritimes ou terrestres, les limites des espaces aériens, les bus, les trains et les avions les accompagnent toute leur vie. Les frontières prennent alors plus de sens que le territoire. La bande sonore «déplacement» a été enregistrée dans de tels lieux. Elle montre la situation parfois précaire des gens qui se trouvent dans le brouhaha de ces endroits et qui ne laissent pas de traces sur leur passage. Ils sont à la recherche d’endroits libres pour vivre.

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Contrée(s)

Contrée(s) par Fanny Challier

Contrée(s), 2011
Impression numérique, 100 x 75 cm
Fanny CHALLIER

Le territoire est un espace délimité par des frontières, qu’elles soient juridiques, culturelles, naturelles, sociologiques, économiques ou politiques. Le territoire peut être le résultat d’une organisation par l’homme qui réalise alors des cartes pour en révéler l’existence. La carte est à la fois la mise à plat d’une réalité physique en 3 dimensions et la transposition d’un mode de pensée, d’une réalité complexe qu’elle schématise pour la rendre compréhensible à tous. Qu’en serait-il alors d’une carte ne traduisant aucune réalité, une carte à même de tracer les contours d’une réalité virtuelle ?

Je tente la création d’autres territoires, de nouveaux espaces réalisés à partir de l’agencement aléatoire de cartes de jeux vidéos que je collectionne sur internet. Contrée(s) reconstitue ainsi une carte virtuelle possédant sa propre topographie. La combinaison de toutes ces cartes fait exister un monde au sein duquel la navigation n’est possible que grâce à des algorithmes mathématiques. À l’image d’un atlas de géographie qui nous ferait rêver ou fantasmer, la cartographie ou carte fictive donne accès à une panoplie de territoires jusqu’alors insoupçonnés.

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Carré d’empreintes

Carré d'empreintes

Carré d'empreintes


Fanny CHALLIER

Carré d’empreintes, 2011
6 dessins diffusés sur écran vidéo et 1 cube imprimé, 9 x 9 x 9 cm

Le QR code (en anglais Quick Response Code, carré d’empreinte, tag numérique) est un code barre en deux dimensions, inventé en 1994 par Denso Wave, filiale de Toyota et depuis 1999 en licence libre. Un peu à l’image des fractales, les codes 2D sont des objets géométriques «infiniment morcelés»1.
La transcription de cette structure, sous la forme d’un plan extrêmement simplifié, permet d’édifier une ville. Le QR code peut à la fois transmettre des informations et se constituer en base de données capable de représenter un système proche du réseau urbain. L’utilisation du générateur de QR code, permet de combiner les noms de lieux ou de structures, que je modélise sous forme de cartes qui permettront de produire aléatoirement des images abstraites. Le regard évolue à travers ces nouvelles formes de territoires, ainsi espaces blancs et espaces noirs y sont présents comme autant d’espaces vacants ou occupés.

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Performance filmée : Barbara Glowczewski raconte

Barbara Glowczewski raconte
Vidéo projetée : Seed Dreaming, 1994
Performance : Barbara Glowczewski
sur une proposition de Ghislaine Perichet

« Comme la main de Barbara Gibson Nakamarra dessine à même le sable, le corps de Barbara Glowczewski effleure la surface de l’écran, donne à voir et à entendre l’histoire en train de se dérouler, là où voix et gestes entrelacés exhortent le visiteur, son attention entraînée dans la mouvance des corps. Barbara Glowczewski s’avère être l’élément catalyseur d’un rapprochement possible entre la conteuse et le visiteur, sa présence révélatrice d’un espace, espace « entre-deux espace » susceptible de fonder la relation entre le mythe et la réalité. Un hier/là-bas et ici/maintenant ensemble articulés, enroulés autour de sa présence mobile, plus ou moins révélée mais audible. Le lieu où prend forme le mythe pour qu’émerge alors le rêve, et nouveau territoire . »
Ghislaine Perichet

Enregistrée à l’occasion du vernissage de l’exposition Territoires, la performance sera projetée durant le temps de l’exposition selon un dispositif spécifique visant à révéler la mise en abyme des territoires : quelque part en Australie avec Barbara Gibson Nakamarra, le public présent au moment de la projection à la Galerie Michel Journiac, et Barbara Glowczewski, hier en Australie et aujourd’hui à Paris.

Vidéo projetée : Seed Dreaming, 1994
Vidéo, 16’49, couleur, son.
Sand story by : Barbara Gibson Nakamarra,
With : Puntaru Quail and her daughters Jintirrjintirrpa Willy Wagtail and her son
A video by Laurence Vale et Barbara Glowczewski
Post production : CNRS Audiovisuel Meudon, 1994.
Seed Dreaming
« Nakakut, ses longs cheveux enduits d’ocre lissés en arrière, venait de tracer avec ses doigts sur le sable quatre demi-cercles dont deux plus petits représentant les deux femmes Oiseau et les deux jeunes soeurs. Puis, ayant effacé le dessin avec sa paume, elle partit au galop avec ses doigts laissant une ligne en pointillés qui illustrait Bergeronnette partant à la chasse. Elle s’arrêta pour dessiner à nouveau une sorte d’arche : l’auvent que Bergeronnette fabriqua pour son camp de chasse, puis en face un nouveau demi-cercle, Bergeronnette s’asseyant devant. »
Barbara Glowczewski
Extrait de « Rêves d’émergence », in Rêves en colère – Avec les Aborigènes australiens, Terre Humaine, Plon, Paris, 2004, p. 267.

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« Pièce pour montée de sève » : Démo mardi 21 juin à 19h

Nous sommes heureux de vous inviter à la démonstration par le LAAB (Laboratoire associatif d’art et de botanique : Sabrina Issa, Nicolas Bralet, François-David Collin et Hugo Roger) de leur œuvre sonore interactive « Pièce pour montée de sève » dans le cadre de l’exposition « Territoires » organisée par le Laboratoire des Arts et Médias (LAM-LETA) de l’Université Paris 1.

Galerie Michel Journiac : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – UFR d’arts plastiques et sciences de l’art – 47-53 rue des Bergers, 75015 PARIS. Métro : Lourmel, Charles-Michels, Javel.

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Feet on Country: A way of working with stories for Indigenous wellbeing.

Présentation le jeudi 23 juin à 19H dans la Galerie Journiac

Hopevale

Samia Goudie travaille depuis 2007 avec la communauté de Hopevale et Expéditions Pélican lors d’une retraite annuelle qui se tient sur ​ le pays traditionnel du peuple Yimithirr Guugu dans l’extrême nord du Queensland en Australie.
SV Pelican1 est un catamaran construit sur mesure qui travaille avec les «Bama» (le peuple) et facilite la réunion de la communauté scientifique et des connaissances autochtones, tout en voyageant dans le pays traditionnel de la mer. Samia a été initialement invitée à partager son travail qui utilise la narration numérique ; de là elle a continué à développer un projet de co-création avec la communauté et les Expéditions Pélican. Elle partagera avec vous la méthodologie de développement d’une recherche engagée et intégrée à la communauté et donnera des exemples d’histoires faites au pays et comment cela peut contribuer au bien-être autochtone.

Bio

Samia Goudie est une femme Bundjalung-Mununjali d’Australie. Elle travaille dans le domaine de la santé autochtone depuis plus de 20 ans en Australie et en Amérique du Nord. Ancienne boursière de la Fondation Fulbright, elle est actuellement chercheur autochtone invité à l’Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander studies (l’Institut australien des études des aborigènes et insulaires du Détroit de Torres) à Canberra. Ses recherches portent sur la façon dont les nouveaux médias, particulièrement la narration numérique en tant que pratique du pays, contribuent au bien-être autochtone.

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Samia Goudie has worked since 2007 with the Hopevale community and Pelican Expeditions during an annual retreat that is held on traditional country of the Guugu Yimithirr people in far North Queensland Australia.
SV Pelican1 is a purpose built catamaran that works with the ‘Bama’ (the people) and facilitates bringing together science and Indigenous knowledge’s while journeying in traditional sea country. Samia was invited initially to share her work using digital storytelling and from this went on to develop a co-creative project with the community and Pelican Expeditions. She will share with you the methodology of developing an embedded community engaged research and share the stories made on country and how this can contribute to Indigenous wellbeing.

Bio
Samia Goudie is a Bundjalung –Mununjali woman from Australia. She has been working in the area of Indigenous health for over 20 years in Australia and in North America. She is a Fulbright Alumni and is currently an Indigenous visiting researcher with the Australian Institute of Aboriginal and Torres Strait Islander studies in Canberra. Her research focus in on how using new media, specifically Digital storytelling as a practice on country contributes to Indigenous wellbeing.

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